Construire des espaces sûrs : Comprendre les obstacles à l’accès au soutien en matière de violence sexiste pour les personnes transgenres

Construire des espaces sûrs

Les personnes victimes de violence basée sur le genre (VBG) se heurtent à de nombreux obstacles pour quitter une relation abusive. De la peur des représailles aux pressions financières et sociétales, divers facteurs peuvent compliquer cette situation déjà difficile. Bien que les organisations de lutte contre la VBG soient en première ligne pour apporter un soutien aux personnes victimes de violence et atténuer ces préoccupations, il reste encore beaucoup à faire pour rendre ces organisations plus accessibles aux personnes transgenres.

En 1989, le professeur Kimberlé Williams Crenshaw a inventé le terme “intersectionnalité”. Cette juriste a observé qu’aux intersections de plusieurs identités marginalisées (telles que la race, le sexe, l’orientation sexuelle, etc.), les individus peuvent être victimes de discrimination aggravée. Par exemple, une femme noire et homosexuelle peut être touchée à la fois par l’homophobie, la misogynie et le racisme, ce qui accroît son besoin de ressources communautaires, tout en limitant son accès à bon nombre de ces mêmes ressources.

Les femmes transgenres subissent la VBG à un taux plus élevé que les femmes cisgenres. Selon une enquête de Trans PULSE Canada de 2019, “3 femmes transgenres sur 5 [ont] subi de la violence dans leur partenaire intime (VPI) depuis l’âge de 16 ans”. Malgré les besoins de la communauté trans au sens large, y compris les hommes, les femmes et les personnes non binaires trans, les personnes transgenres sont souvent laissées de côté dans les refuges et les programmes de lutte contre la VBG.

Selon une étude américaine de 2015, “au sein des programmes de lutte contre la violence domestique, les personnes transgenres de couleur, celles qui ont un handicap et celles qui sont plus fréquemment perçues comme étant transgenres par les autres sont plus susceptibles de subir un traitement inégal.” Comme le souligne également l’enquête Trans PULSE Canada, “la cisnormativité peut être présente dans les structures de financement, les politiques et les programmes organisationnels, ainsi que parmi le personnel et les résidents”. Pour que les personnes transgenres se sentent en sécurité dans ces espaces, des changements importants doivent avoir lieu.

La meilleure façon d’amorcer ce processus est que les fournisseurs de services écoutent les personnes de la communauté trans au sujet de leurs besoins. Le sondage Trans PULSE Canada fournit plusieurs suggestions sur la façon dont les organisations peuvent être plus intentionnellement inclusives, tandis que le Centre for Research & Education on Violence against Women & Children de la Western University continue de publier des webinaires et des ressources. D’un point de vue individuel et institutionnel, la leçon fondamentale reste l’importance de l’éducation et de l’acceptation. Les organisations et les personnes qui travaillent en leur sein pour venir en aide aux survivants de la violence sexiste devraient privilégier l’apprentissage à partir de ces types de ressources, tout en restant toujours ouverts à l’expérience vécue des personnes trans et non binaires.


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